L’omniprésence du bouddhisme---- Cinq aspects du Xishuangbanna
Sur le plan du tourisme, le Xishuangbannan est l’une des trois régions célèbres de Chine. Notre article vous présente cinq aspects à partir desquels vous pourrez aborder cette région.
Le Xishuangbanna baigne dans une atmosphère religieuse. Le bouddhisme hinayana (Petit Véhicule) a été introduit dans cette région il y a des centaine d’années ; il est devenu la religion des Dai. Tous les garçons dai doivent se faire bonzes dès qu’ils atteignent l’âge de six ou sept ans, à défaut de quoi qu’ils n’auront pas de statut social. Tout en apprenant des canons bouddhiques, enveloppés dans leur kasaya, (robe orange bouddhique), les bonzes peuvent toutefois continuer à manger comme tout le monde. Ils pourront reprendre la vie séculière trois ans plus tard.
Né en Inde au VIe siècle av. J.-C., le bouddhisme a vécu un schisme à cause de différences doctrinales : le bouddhisme hinayana (Petit Véhicule) et le bouddhisme mahayana (Grand Véhicule). Venant de l’Inde et du Sri Lanka, le bouddhisme hinayana a été introduit en Birmanie, puis au Xishuangbanna, du IIIe au VIe siècle. Le bouddhisme hinayana, dont tous les Dai sont des adeptes, est différent de celui des Han, de celui des Tibétains et aussi de celui des gens de l’Asie du Sud-Est. Ses canons ont assimilé le contenu de la culture des Dai. D’après ses règles relativement souples, les bonzes peuvent manger de la viande et reprendre la vie séculière. Les femmes dai n’ont pas besoin de se faire bonzesses pour avoir des enfants.
Au Xishuangbanna, on voit partout des constructions bouddhiques, et il y a un temple dans preque tous les villages dai. Le temple est à la fois un centre d’activités religieuses et un lieu d’apprentissage de la culture. Une pagode a été construite à côté de certains temples. Toutes ces architectures bouddhiques sont des lieux sacrés pour les Dai et pour leurs activités courantes.
Le sûtra bouddhique, dont on dénombre 84 000 volumes, a été gravé par les Dai sur des feuilles de pattra (une sorte de palmier). D’après certains documents, le phénomene de l’enregistrement de l’histoire sur des feuilles de palmier a débuté en Inde et aurait déjè plus d’un millénaire en Chine : Depuis la dynastie des Tang (618-907). D’abord, on cuit, sèche et aplatit ces feuilles. Puis, on les relie en volumes. Ensuite, avec un burin spécial en fer, on y grave les caractères et on les peint avec de l’huile végétale mélangée à de l’encre pour éclaircir l’écriture. Les canosn gravés sur les feuilles de palmier peuvent résister aux insectes et aux intempéries ; on peut les conserver pendant des centaines, voire des milliers d’années. On dit que cette sorte de palmier est un symbole géographique et culturel. Dans presque toutes les régions tropicales ou prévaut le bouddhisme, on retrouve cette sorte de palmier.
L’architecture bouddhique des Dai est caractérisée par des toitures doubles à versants multiples. La plus grande partie du temple est de forme carrée et est orientée vers l’est. Le temple général de Jinghong du Bouddha pour les adeptes du Xishuangbanna. Autrefois, ce temple ancien était le lieu saint dont se servait le gouvernant suprême et les chefs de tribu de cette région pour vénérer le Bouddha. Aujourd’hui, il est encore très fréquenté par les adeptes.
Parmi les architectures bouddhiques au Xishuangbanna, le pavillon octogonal est une construction bouddhique d’élite, dont le nom Jingzhen signifie <<corolle du lotus>>. Construit en 1701, ce monument historique protégé par l’Etat est un lieu où les moines prient et organisent des activités religieuses. A gauche du pavillon se dresse un grand tilleul touffu, arbre saint du bouddhisme. On dit que le Bouddha Sakyamuni aurait enseigné la doctrine bouddhique sous cet arbre. |